@Nours@eldritch.cafe
Alors chers auteurices de @pixelsfr@mastodon.social.
Je vais vous redonner une règle que j'ai appris grace à des professeureuses des écoles qui l'enseignent en maternelle mais qui est bonne à rappeler parfois. Et donc surtout ici vu votre visibilité.
« Si je ris avec les gens c'est de l'humour, si je ris des gens ou au dépend des gens, c'est de la violence. »
Deuxième règle, quitte à y être. Si je ris d'une situation et que au moins un autre personne n'en rigolent pas. Surtout s'il s'agit de la personne visée.
Ce n'est pas à moi de décider si cela était de l'humour ou pas. C'est de la violence.
Bon maintenant que nous sommes dans ce genre de situation, c'est pas grave mais la bonne réaction à avoir ne serait pas :
« Oh c'était pour rire Martin. Tu prends tout mal. », aussi appelé ici de l'humour de Schrödinger, qui en est sans en être.
Nous sommes de meilleures humaines que ça. Nous prenons soin des gens, de leurs maux et de nos mots.
Donc dans cette situation, au pire, vous acceptez la honte sociale, et vous vous taisez. Au mieux vous vous excusez même maladroitement.
Bienveillance et câlins (si autorisés)
@RachelC_Y@piaille.fr
@Nours@eldritch.cafe @pixelsfr@mastodon.social J'ai lu un document très intéressant sur l'humour comme mécanisme d'exclusion et de reconnaissance d'appartenance au groupe.
En gros, x fait une blague raciste/sexiste/homophobe. Y et Z rigolent. X, Y, Z se reconnaissent comme étant du même groupe. A s'en émeut. B est blessé. A et B n'appartiennent pas au groupe. Leur réaction permet de les ranger dans des cases "ennemi de la cause" et "potentielle victime". Bien sûr, ensuite on a droit à l'habituel "oh ça va c'est une blague", dont le message sous-jacent est différent à destination des interlocuteurs, à savoir respectivement "vous aviez compris, vous, on est potes" (pour YZ) ... 👇![]()