La précarisation alimente l’angoisse. L’angoisse alimente la demande d’ordre.
La répression apparaît alors comme une réponse. (11/12) ↓
Minneapolis n’est ni une exception ni une prophétie. C’est un cas d’école pour comprendre un mode de gouvernement fondé sur la peur. (12/12)
Dossier « L'ère des répressions », dans le numéro de janvier, derniers jours en kiosques !
https://www.monde-diplomatique.fr/2026/01/BONELLI/69177
Dans le même temps, un autre mouvement s’opère : la sécurité policière progresse là où la sécurité sociale et juridique recule. (10/12) ↓
La précarisation alimente l’angoisse. L’angoisse alimente la demande d’ordre.
La répression apparaît alors comme une réponse. (11/12) ↓
À Minneapolis, ce glissement est visible : des opérations migratoires à la répression de mobilisations civiles, la continuité est manifeste. (9/12) ↓
Dans le même temps, un autre mouvement s’opère : la sécurité policière progresse là où la sécurité sociale et juridique recule. (10/12) ↓
La logique est cumulative. Ce qui est justifié contre une population désignée s’étend progressivement à d’autres groupes, notamment ceux qui contestent. (8/12) ↓
À Minneapolis, ce glissement est visible : des opérations migratoires à la répression de mobilisations civiles, la continuité est manifeste. (9/12) ↓
Cette peur s’incarne dans des figures construites : « l’illégal », le suspect, le fraudeur.
Puis, par extension, celles et ceux qui contestent. (7/12) ↓
La logique est cumulative. Ce qui est justifié contre une population désignée s’étend progressivement à d’autres groupes, notamment ceux qui contestent. (8/12) ↓
Laurent Bonelli décrit ce mécanisme comme une « mythologie sécuritaire » :
elle transforme l’insécurité sociale en peur ciblée, immédiatement mobilisable. (6/12) ↓
Cette peur s’incarne dans des figures construites : « l’illégal », le suspect, le fraudeur.
Puis, par extension, celles et ceux qui contestent. (7/12) ↓
Une fois ce cadre posé, les instruments changent : police fédérale, usage de la force, dispositifs d’exception. Le débat politique se referme. (5/12) ↓
Laurent Bonelli décrit ce mécanisme comme une « mythologie sécuritaire » :
elle transforme l’insécurité sociale en peur ciblée, immédiatement mobilisable. (6/12) ↓
L’immigration y est traitée comme un problème d’ordre public, non comme une question sociale, économique ou juridique. Ce choix conditionne l’ensemble des réponses apportées. (4/12) ↓
Une fois ce cadre posé, les instruments changent : police fédérale, usage de la force, dispositifs d’exception. Le débat politique se referme. (5/12) ↓
Ce qui se passe à Minneapolis n’est pas d’abord « une dérive policière ».
C’est le produit d’un cadrage politique précis. (3/12) ↓
L’immigration y est traitée comme un problème d’ordre public, non comme une question sociale, économique ou juridique. Ce choix conditionne l’ensemble des réponses apportées. (4/12) ↓
Face à ces événements, la réaction est largement émotionnelle. Certains parlent déjà d’un scénario appelé à se répéter ailleurs, y compris en France.
Mais pour comprendre, il faut déplacer le regard. (2/12) ↓
Ce qui se passe à Minneapolis n’est pas d’abord « une dérive policière ».
C’est le produit d’un cadrage politique précis. (3/12) ↓